Les membres sont congelés, le bout du nez frigorifié par l'immencité glaciale qui s'adonne à nous.
Dehors, le coeur gros et lourd, je marche, je trébuche, je rampe, je m'asphyxie, je dérive,
Ne trouvant plus de repère entre la délusioniste sensation de t'avoir perdu à jamais.
Le temps, la neige qui tourneboule, le givre recouvre le peu de clarté présente en moi.
Tout est mort, tout est gêlé, rien ne survi à un pareil froid.
Les corps se meurent, les coeurs se heurtent à des tourbillons de froideur, à des hélices de questions polaires restées sans réponse...
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