Quand tu rentres dans une pièce pleine de monde, ton regard s'égard, il s'évapore et devient doux, chétif, adorateur. Tu cherches celui qui t'importe, qui fait battre ton coeur à l'unisson, celui que tu aimes de toutes ta force vitale, de tous tes organes..
Dans une pièce, un hall, un aéroport, un lieu bondé de gens, la foule t'entoure, mais tu n'as d'yeux que pour lui.
Tu ne vois plus que cet être, cet homme que tu aimes.
Vous êtes seuls, seuls au milieu de la foule, seuls parmis les gens qui vous encerclent, qui grouillent et vous opressent corporellement. Mais lui, il est là, présent. Tu te plonges dans son regard. Son sourire de rend minuscule dans ce monde de géants. Tu restes là, éblouie, emportée dans un autre univers. Le bruit de la foule, les gens qui vous entourent, ils ont disparu. Il n'y a plus que lui. Rien que le rayonnement de son être qui te percute de plein fouet.
Quand cette présence t'es devenue obligatoire pour vivre, que tu ressens constament le besoin de lui parler lorsque tu te sens toi-même oppressée par le monde, quand tu sens ce besoin inlassable d'avoir cet homme présent, de ne voir plus que lui. Tu cours vers son corps, les joues remplies de larmes, tu te laisses aller à ta souffrance, tu laisses s'évacuer toute l'amertune, la haine, la souffrance auprès de lui. Il te libère. Il fait s'évacuer le mal infecte qui coule dans tes veines. Tu l'aimes. Tu l'aimes pour ce qu'il est.
Il te dit tenir à toi, beaucoup t'aimer, être là pour toi, pour t'aider, pour t'écouter, être là n'importe quand.
Il te raconte sa vie, ses pensées, tu l'aimes réellement.
Tu lui dis que tu as incroyablement envie qu'il te fasse l'amour.
Tu n'as jamais été aussi en symbiose avec un homme.
Tu l'aimes.
Jadis, j'ai aimé aimer t'aimer.